Edito du 18/01/2012

18 janvier 2012

Soixante milles postes dans l’éducation nationale sur cinq ans…fausse bonne nouvelle, vrai mensonge, fausse promesse…
A droite on tire à vue, il faut bien avouer que le capharnaüm à gauche aide bien, néanmoins l’ump ne propose rien d’autre que du soit disant qualitatif sans embauche voir même en continuant à dégraisser le mammouth que serait l’éducation nationale.
Alors faut il oui ou non réinvestir dans l’éducation? A entendre parler certains jeunes, à voir la culture générale des nouvelles générations, nous pouvons considérer que l’apprentissage n’est plus, que l’objectif premier de l’école de la république a été détourné.
Aujourd’hui l’école est devenue une garderie, des classes surchargées, des enseignants peu ou pas formés, de l’absentéisme des professeurs comme réponse à l’incompréhension mais aussi par facilité, des nouveaux programmes allégés et remaniés…

L’école désapprend, l’école est le miroir de la violence urbaine, moins de surveillants, moins de personnes d’encadrement et l’école devient petit à petit une zone de non droit dans l’indifférence générale…à l’heure où il faut faire des économies, mettre le ministère de l’éducation nationale au pilori et au régime est la méthode simple et rapide au détriment des générations futures.
Pour les parents, le choix de l’école privée n’en est plus un mais une véritable obligation afin de voir leurs enfants suivrent de vrais enseignements avec une certaine rigueur, un respect des professeurs et une réelle prise en charge de leurs enfants.
Les politiques d’austérité finiront de tuer l’éducation nationale, la formation des maîtres, la formation professionnelle etc etc…demain nous formerons des gens afin de les placer sur les postes vacants, sans leur demander leur avis. Tu seras maçon ou serveur gentil ingénieur sans emploi, nous te formerons en une semaine et nous t’interdirons de refuser le poste que nous te donnons si gentiment. Le travail c’est la santé alors travaillons…et fermons là !
A quoi bon s’en faire, plus le peuple sera ignorant et formaté selon le moule voulu et plus il sera malléable, plus à même de marcher droit et de suivre tel un mouton sans rechigner et sans se plaindre.

 

Edito du 17/01/2012

17 janvier 2012

L’Histoire s’écrit jour après jour, le présent diffère de ce que nous pensions faire de lui hier et le futur sera tout autre de celui que nous imagons aujourd’hui. L’incertitude sur notre avenir est la base sereine des politiques contemporaines, à la fois pour justifier certaines erreurs mais également pour ne pas avoir à trop se projeter à long terme.

C’est commode me direz vous. En effet, les candidats à la présidentielle peuvent toujours donner un cap, un axe avec un objectif in fine mais comme si ils se trouvaient sur une spirale d’archimède plus le temps passe et plus ils se trouvent éloignés de cette cible initiale; mais ce n’est jamais de leur fait, ce sont la conjecture économique, les crises financières, politiques et sociales qui les en éloignent.
Notre président actuel, celui là même qui se présentait comme le président du pouvoir d’achat, du travailler plus pour gagner plus, de la sécurité pour tous, qu’est t’il devenu aujourd’hui?…loin de critiquer son bilan, effaçons l’ensemble de son oeuvre et ne gardons en mémoire pour le caractériser simplement que ce sera le président qui a traversé la pire crise de ces cinquantes dernières années.
Le chômage lui a explosé, l’adage de celui qui travaille plus gagne plus est loin derrière nous, les mesures d’austérité ont pris le pas sur la relance de la croissance et de l’activité économique…Mr Sarkozy se retrouve donc maintenant au bout de la spirale, tant éloigné de son but initial qu’il ne tente même plus de se justifier sur l’abandon de ses objectifs premiers. La crise étant passée par là, toutes les explications deviennent obsolètes.
Il y a pourtant des décennies qu’ils auraient pû penser à ce « cataclysme », depuis 1973 et la loi prohibant la création de monnaie par la banque de France et favorisant donc l’emprunt aux banques puis aux organismes financiers conforté en cela par le traité de Maastricht tout d’abord et par celui de Lisbonne ensuite.
Ce dernier ayant été adopté, ne l’oublions jamais, contre le vote du peuple ou la démocratie Française à son apogée démagogique et cynique.
Les banques centrales prêtent aux banques qui elles-mêmes prêtent aux états…la BCE prêtent aux organismes financiers à hauteur de 1% mais ces derniers prêtent aux  Etats selon les fameux barêmes des agences de notations, cherchez donc l’erreur.

Depuis trente ans ce n’est pas tant la dette qui plombe les comptes publics mais les intérêts de celle-ci; aujourd’hui il faut emprunter pour les rembourser, nous pouvons facilement voir l’effet boule de neige que cela induit dans notre économie.
Demain, il faudra travailler plus en espérant que les entreprises transforment la baisse des cotisations salariales via la TVA sociale en augmentation de salaires ou en embaûches et non pas en profits supplémentaires pour les actionnaires du libre échange.

Il faudra travailler plus longtemps pour que notre modèle sociale soit pérenne mais si il n’existe plus dans vingt ans que ferons nous de nos vieux qui se seront damnés à travailler plus? Souhaitons que l’espérance de vie ne s’allonge pas de trop doivent penser certains de nos chers représentants élus.
A trop vouloir sauver un système qui depuis des années montre ses failles et ses faiblesses au profit de quelques uns, c’est l’ensemble de nos sociétés modernes qui s’enfermeront dans l’isolationisme, le racisme et la renaissance identitaire. Devant la faillite des politiques successives, il appartient au peuple de prendre ses responsabilités et il faudrait en premier lieu que le peuple n’oublie pas que les hommes politiques sont au service du peuple et de la nation et non pas l’inverse.

Edito du 16/01/2012

16 janvier 2012

Moins d’une centaine de jours avant la date fatidique, renouvellement du président sortant, adoubement du candidat socialiste comme sauveur de la dernière chance ou intronisation des « petits candidats », les scénarios se suivent, se réécrivent, se défont , un véritable road movie dont la majeure partie de la population se fout pleinement.
Le peuple écoute les combats verbaux de loin sans réellement s’en plaindre, le peuple se lasse du politique tout autant qu’il se lasse des gros titres médiatiques, des annonces économiques et des complaintes financières. Il n’arrive plus à croire que les choses changeront selon l’homme aux manettes. La grande muette n’est plus aujourd’hui l’armée mais l’espérance du peuple.

Se faire matraquer de sondages, manquer de débats de fond et se résigner à entendre parler d’affaires et de propos nauséabonds, voilà ce que seront nos trois futurs mois…Réjouissons nous en!!
Car il faut savoir écouter les grandes personnes quand elles parlent, le peuple est idiot et ne mérite que peu d’attention, alors écoutons les grands hommes qui ont fait de leur vie un sacerdoce au service de la nation et apprenons à nous taire et à courber l’échine.

Ils s’occupent de tout, depuis des dizaines années, les mêmes s’occupent bien de nous tant et si bien qu’aujourd’hui nous pouvons bien nous demander la portée de leurs actions ou l’importance future de leur inaction.
Mais soyons en certain, ces gens là ne laisseront pas leur place sans se battre, ils ne donneront pas leur vie pour la patrie mais pour un ministère ou une députation. Si la cour du Roi était au service du peuple nous l’aurions su.
Ils ont bien compris que le carriérisme politique passait par être au service du clanisme et que pour régner il fallait corrompre ces mêmes idées qui donnaient le trône.

 

Edito du 15/01/2012

15 janvier 2012

Au feu les pompiers, v’là la maison qui brûle ! au feu les pompiers, V’là la maison brûlée !
C’est pas moi qui l’ai brûlée, C’est le socialiste, C’est pas moi qui l’ai brûlée, C’est le gars de l’UMP.
En période de tempête, d’incendie, d’émeute, la société doit trouver le capitaine, le chef des pompiers, le responsable de la police prompt à protéger et servir la nation. Quel sera notre phare dans la tourmente, notre bâton de pèlerin pour nous soutenir, notre lumière pour nous redonner l’espoir?

Il n’est pas simple aujourd’hui de répondre à cette question pourtant cruciale, le discours politique est à ce point creux qu’il est difficile de trouver le visage du père de la nation dans tant de vacuité.
Le parti socialiste qui met en avant si peu d’idées nouvelles, qui campe sur ces positions d’hier et qui est incapable de mettre en avant son programme. Se rapprochant certainement de celui de la droite, ce sont sur les propositions sociétales que le parti du ventre mou compte montrer sa différence…cultiver sa différence et ainsi perdre sa crédibilité face aux questions de fond qui animent la société Française depuis trentes années.

Les politiques parlent d’instrumentalisation de l’immigration, de la stigmatisation de certaines communautés, de la ghettoïsation voulue…le parti socialiste met en avant le vivre ensemble. Mais cela fait déjà bien longtemps que le vivre ensemble est une belle parole mais qu’il n’est plus possible, rendue mprobable par les différentes politiques menées depuis vingt ans. Ce que les Français ne veulent plus, ce n’est pas
tant l’immigration mais le peuple Français qui se délite selon les lignes de force religieuses, culturelles et sociales. Le racisme est toujours plus présent mais tandis que les bonnes vieilles associations comme Touche pas à mon pote ou SOS racisme se cantonnent à monter aux créneaux dès qu’un blanc montre du doigt un noir, un beur ou autre,  ils ne bronchent pas quand des chanteurs de rap, bien souvent d’une nullité affligeante scandent des propos orduriers et racistes anti blancs…on ne les entend pas sur le sujet…j’aimerai voir leur réaction si un petit rapeur blanc chantait des choses à la façon du groupe Smala mais sur les beurs, cela pourrait donner:
« Quand le macro prend le micro, c’est pour niquer ma France, Guerre raciale, guerre fatale, œil pour œil dent pour dent organisation radicale, par tous  les moyens il faut leur niquer leurs beurettes c’est toi qui perds….Flippent pour ta femme tes enfants pour ta race…on est chez nous ici et c’est vous qu’on va mettre dehors ».
Nous entendrions des contestations de toutes parts, des appels à l’amitié entre les peuples…nous payons toujours notre passé colonial et notre amour du mea culpa ad vitam. Condamnons le racisme quel qu’il soit et réapprenons les valeurs qui sont les notres et nous commencerons peut être à avancer dans le même sens dans une France laïque, libre, égale et fraternelle.

 

Edito du 14/01/2012

14 janvier 2012

Le AAA est mort, vive le AAA.
Après des semaines d’attente, d’impatience, de frénésie collégiale, nous y sommes, enfin! le sacro-saint triple A, la pierre de rosette politico économique est perdu, aspiré par la spirale de l’endettement, du marasme économique et des lois Européennes sur le financement des Etats.
Nous ne pouvons pas encore prendre la mesure réelle de cette dégradation de la note Française car bon nombre d’organismes financiers ont déjà intégré cette variable depuis plusieurs mois en n’investissant plus ni dans les dettes souveraines ni dans certaines parties de l’économie réelle mais nous pouvons d’ores et déjà considérer que ce n’est pas tant pour l’état Français qu’il y aura des conséquences nouvelles et néfastes mais plutôt pour les organismes publics « subsouverains » comme les collectivités territoriales, les entreprises ayant l’Etat dans leur capital mais aussi et surtout les grands émetteurs de dette comme l’UNEDIC, le réseau ferré de France et la caisse d’amortissement de la dette sociale qui vont voir leur taux d’emprunt grimper, renchérissant leur coûts de financement au détriment de leurs possibilités d’action propres.
Tout autant la Poste, la Caisse des Dépots et Consignations et d’autres caisses similaires, piliers financiers des politiques publiques, pour le logement par exemple, verront également leurs coûts de financement grimper.
Nous pouvons donc déjà penser que les mal-logés resteront mal logés et que les logements sociaux qu’ils soient réservés aux Français d’abord ou non ne sortiront peut être pas de terre aussi facilement que dans le passé. Manque à gagner certain pour les deux ou trois entreprises de BTP se réservant la majeure partie des travaux dans l’hexagone sous couvert d’appels d’offre gagnés d’avance, vérolés de toutes parts par la corruption et le clientélisme.
Après le catastrophisme de facade du gouvernement et de l’opposition, nous faisions face depuis quelques semaines à la mise en avant du fait que la perte du fameux triple A n’était pas in fine très grave. Une nouvelle fois la communication politique prenait le pas sur sa réalité.

Cette nouvelle n’est pas une bonne nouvelle, ce n’est certe pas la fin du monde, les entreprises continueront à ne pas embaucher, à favoriser les actionnaires et leur dividende, la fonction publique et ses services continueront à disparaître dans le seul but de rogner les dépenses de l’Etat, les nouveaux pauvres iront grossir les rangs des laisser pour compte…pas de révolution sous le soleil d’un mois de Janvier estival.
Si seulement nous avions laissé la finance aux financiers sans interdépendances avec les Etats et leurs besoins, nous n’en serions peut être pas là. Mais si le soleil brille encore quelques semaine, nous n’avons pas à nous plaindre…

 

 

Edito du 13/01/2012

13 janvier 2012

Marine grimpe dans les sondages, Mélenchon fait lui aussi une percée, les candidats des partis de gouvernement stagnent ou ont tendance à perdre des intentions de vote.
Comment expliquer cet état de fait qui prouve que les extrèmes qu’ils soient de gauche ou de droite continuent leur enracinement au sein de l’électorat Français?
La réponse est simple, ce sont les seuls partis à battre la campagne, à enrôler des syndicalistes, à parler aux ouvriers et aux agriculteurs et à tous ceux qui se sentent laisser pour compte des grandes familles politiques.
Ce sont également les seuls à oser parler de leurs programmes, de leurs idées, de leurs chiffrages, sans langue de bois, sans communication politique trop appuyée. Ils sont pour les débats médiatiques car ils ont bien compris que leur visibilité passera nécessairement par le biais de ce type d’émissions télévisées ou radiophoniques;

Fermement campés dans leur botte, ils ne craignent ni les critiques ni les problèmes électoralistes, leurs bassins d’électeurs étant déjà formés et totalement convaincus par leurs idées.
Bonnes ou mauvaises, nous ne pouvons pas nier que ce sont les seules idées sortant du conformisme étatique Européen lénifiant et erratique dont les grands partis s’inspire. Tandis que le parti socialiste n’a toujours pas présenté son programme et que la stratégie de l’UMP est d’additionner les nouvelles réformes faites dans la hâte dans le seul but d’occuper à la fois le terrain mais également d’obliger l’opposition à se positionner face à celles-ci et ainsi gagner du temps en se rapprochant inexorablement de la date du premier tour sans avoir à parler de son bilan.
Il faut néanmoins atténuer ces percées en considérant que la moitié des personnes sondées n’ont pas définitivement arrêter leur choix et peuvent donc changer d’avis…mais devant l’immobilisme, la vacuité du parti socialiste, la frénésie retrouvée et l’incohérence de l’UMP, il ne serait pas surprenant de voir l’électorat se retourner massivement vers ces partis dits « extrémistes » mais qui ont la qualité de ne pas retourner leur veste selon les vents électoralistes et de ne pas s’être encore corrompus à l’exercice du pouvoir.
Il est clair que beaucoup d’électeurs pensent que dans le monde politique professionnel, bon nombre d’hommes et de femmes en sus d’être rompus à l’exercice du pouvoir en sont souvent devenus corrompus.

Edito du 11/01/2012

11 janvier 2012

Jeanne la pucelle, jeanne la pure, jeanne la France.
Comment se revendiquer attaché à notre beau pays? S’identifier aux mythes, aux héros, aux différents destins de nos illustres aïeux, suffit à raviver la flamme nationale; l’identité Française n’est jamais loin mais qu’est elle réellement aujourd’hui cette fameuse marque de similitude entre les citoyens de l’hexagone?
La question n’est pas simple et présuppose de ne pas cataloguer les Français en préambule mais bien de déterminer en amont ce qui nous distingue des autres et mettre en avant ces différences qui nous font être Français.
La culture française est tout d’abord riche de ses diversités, diversités régionales tout d’abord, des emprunts fait aux autres peuples ensuite. La langue Française est également d’une première importance à la fois pour le rayonnement de la nation mais également pour l’homogénéité qu’elle induit entre les citoyens.
Se revendiquer de Jeanne, c’est se revendiquer Français en s’appropriant l’image du mythe. A l’heure où les extrèmes lorgnent vers le pouvoir, il s’agit surtout de communiquer sur le fait que les partis dit de gouvernement ont également une part de nationalisme en eux, espérant ainsi draguer ces électeurs tentés par le vote frontiste.
Mais se souvenir par opportunisme n’est pas toujours une bonne façon de commémorer la mémoire car cela signifie surtout que s’identifier aux valeurs de la France ne sert qu’en de rares occasions et ne demande pas un intérêt constant. Alors qu’être Français se sont des droits et des devoirs et que le devoir du souvenir et celui de mémoire n’est pas chose vaine mais une façon de ne pas se retrouver tous au perron de l’histoire.
Cette même histoire que les manuels scolaires tendent à limiter à la partie congrue, préférant rajouter des pans de l’histoire des pays à forte immigration en retirant une partie de la notre. L’histoire personnelle ou l’histoire d’une partie de la communauté Française y compris celle régionale n’est pas l’histoire de France, même si demain les étrangers nouvellement intégrés auront tendance à l’écrire, le passé doit rester celui qui communie les citoyens sous une même bannière.
L’histoire ne doit en aucun distinguer l’un ou l’autre mais seulement rassembler le peuple en une entité forte, solide et fière de ses héros passés.

Edito du 10/01/2012

10 janvier 2012

La taxe Tobin, vrai faux miroir aux alouettes, ou comment agiter les bras pour mieux s’écraser…
Mr le président nous offre à nouveau un déplacement vain chez nos amis Allemands, il voulait donner l’exemple mais Peggy la chancelière le renvoie à la maison en n’ayant obtenu que des remerciements pour ses bonnes intentions.
Farouchement contre en 2005, un projet de loi du Sénat abrogé par l’assemblée nationale en Décembre, Nicolo découvre aujourd’hui les notes positives de cette vieille idée; il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis, sur ce point et selon cet adage notre président doit friser le génie.

Suggérée en 1972, cette taxe n’a cessé d’alimenter l’inconscient collectif de voeux pieux humanistes. Les altermondialistes reprennent cette idée comme pourfendeuse de la misère dans le tiers monde, les politiques imaginent aujourd’hui se servir de l’argent récolté pour remplir les caisses vides des Etats. En décembre dernier, et il suffit pour cela de se replonger dans les débats sénatoriaux, les positions des uns et des autres étaient inversées…la gauche qui proposait le texte mettait en avant l’impérieuse importance que la France montre l’exemple dans ce domaine, la droite rétorquait qu’il ne fallait pas  faire cavalier seul et que c’était à l’Europe rassemblée d’ouvrir ce chemin vertueux. Quinze jours plus tard, amnésie collective et retournement des vestes, comme quoi toute proposition est bonne si tant est que ce soit son camps qui la propose…
Comme sur beaucoup de sujets, l’incohérence plane, le doute sur les réelles motivations des uns et des autres s’instaure en juge de bonne foi. Si proche d’une élection majeure, la communication politique prend le pas sur l’idéal.

Mais qu’en pensent les marchés, ils sont contres cette proposition bien entendu, mais leurs explications peuvent sembler à contrario plus cohérentes que celles des politiques.
En effet, l’instauration de cette taxe, même minime, de l’ordre de 0.05%, pèserait non pas sur les organismes financiers ou spéculateurs mais sur les utilisateurs réelles de ces derniers. La taxe serait directement reportée sur les activités d’investissement afin de couvrir la perte sur le premier marché.
Sur celui des obligations, ces utilisateurs réelles sont en grande partie les états, émetteurs de dettes, ce qui reviendrait au final à ce que les états se taxent eux même, et comme ils sont aussi les plus gros emprunteurs sur ces marchés, cette taxe augmenterait le poids du taux d’emprunt…Que de réjouissances au programme,  mais laissons faire les communiquants et n’ayons pas de peurs irraisonnées, ils trouveront bien de nouvelles raisons afin de repousser l’instauration de cette taxe à l’an pèbre.

Edito du 09/01/2012

9 janvier 2012

Battons la campagne les amis, marchons dans les traces de nos illustres prédécesseurs, allons donc à Jarnac chercher l’inspiration profonde et la force de l’esprit Mitterandien…à court d’idée le Hollandais volant nous ressert la recette nostalgique de la rose à peine éclose et pourtant si vite fânée…
Une journée en Corrèze, une journée à Jarnac, des déplacements stratégiquement gagnés d’avance mais toujours à même d’être ponctués par quelques déclarations profondes et éclairées…En Corrèze il qualifie l’extrème droite de parti ennemi de la République en égratignant au passage ces électeurs prêt à donner leurs voix à ces extrémistes, ces mêmes électeurs qu’il voudrait charmer à tout prix…prenez donc une gifle de ma main droite tandis que ma gauche vous étreint déjà.
Le lendemain tout sourire il déclare que le père Mitterand avait un grand secret: aimer la France…Il aima à tel point qu’il se fit ami de rené Bousquet et reçu la francisque des mains du maréchal Pétain…certaines nostalgies devraient se taire à jamais. Laissez les morts à leur tombeau, ils empestent notre présent.
Espérons que François H ne suive pas de trop près les traces laissées par François M dans l’histoire, tant de controverses le poursuivent: Attentat de l’observatoire, les irlandais de Vincennes, les écoutes téléphoniques, la mise en orbite de l’extrème droite et j’en passe. Le parti socialiste devrait enfin faire table rase du passé en soulignant les errances, les erreurs et les compromissions plutôt que de vouloir toujours faire mine de s’en inspirer.
Les Français sont las de tant d’inconstance de la part d’un parti qui devrait pourtant représenter tant d’espérance et comme disait Dostoïevski « Vivre sans espoir, c’est cesser de vivre ».

Edito du 08/01/2012

8 janvier 2012

Parachutés, préparez vos paquetages, vos ordres de missions arrivent…

Il serait bien triste de laisser des amis sans le sou, de les abandonner aux bords des routes de France…que nenni !! Notre ministre de la culture à vie, notre Jack national sera proposé à la députation dans une quelconque circonscription…avec 7000€ brut dans la poche il sera au moins à l’abri des rudesses de la crise. Notre ministre des justes causes, le guéantissime Claude sera présenté telle une guest star dans les hauts de seine…surprenant comme choix de lieu, la bataille sera certainement rude pour lui dans ce fief UMP. Blanche neige Royal sera à la Rochelle, Duflot la cosaque verte sera à Paris.

Tous ses élus, bien loin d’être ancrés localement ou bien éloignés de toute histoire partagée avec ces lieux, se présentent pour l’intérêt général bien entendu, pour faire profiter de leur grande expérience des pans entiers de la société civile. Un élu ne peut voir sa vie politique s’éteindre, la flamme de l’engagement ne cesse de briller en ces êtres d’exception. On ne peut leur faire aucun procés d’intention car si ils brilleront demain par leur absence de l’hémicycle, ce sera, soyons en certain, pour travailler sur le terrain.

Mais même pour les oubliés il existe toujours la dernière branche à laquelle se raccrocher, le dégraissseur de Mammouth se rapproche de Sarkozy; nous pouvons être certain que les Yade,  Alliot-marie et autres sauront revenir dans le sérail; On ne saurait se passer de tant de professionnalisme politique…

 

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