Edito du 04/02/2012

4 février 2012

Si nous pouvions repartir en arrière, que changerions nous de notre passé?
Ferions nous certaines choses de manière différente? Considérions nous des réussites comme des échecs et des erreurs comme comme de bonnes choses?
C’est une obsession humaine, le fait de toujours vouloir réévaluer les choses passées et révolues. A quoi bon se poser ces questions? A quoi bon se maltraiter à toujours se dire « si j’avais fait autrement, si j’avais agi différemment, le résultat aurait été différent, j’aurais atteint mon but, je ne l’aurais pas blessé etc. etc. Comme si les événements passés était dissociables les uns des autres, comme si nous pouvions en extraire qu’un, au demeurant peut être négatif, afin de le corriger et de le replacer à sa place sans qu’aucun autre ne soit transformé ou altéré par ce changement.
En cela que le temps et les événements passés ne seraient qu’une succession de perle, sans attache, libres et interchangeables. Alors que nous savons pertinemment que le lien qui soutient nos vies est bien le fait que nos existences soient inaltérables et propres à nous même.

Afin de ne plus se poser ce type de dilemmes inintelligibles, il suffit de prendre un peu de recul et de considérer qu’il n’y a rien de bon à vouloir changer un instant de son passé, même pour le rendre meilleur car il est impossible de connaître la succession de transformations que cela engendrerait…il faut simplement se borner à se dire que le passé est le passé, qu’il ne sert à rien de vouloir le changer et que si nous voulons que notre avenir soit meilleur et plus en adéquation avec nos souhaits, c’est sur notre présent qu’il faut travailler car il est le seul sur lequel nous avons un réel impact.
Tous les chemins mènent à Rome et peut importe celui que l’on suit, il restera toujours l’inéluctable, la seule certitude que nous partageons tous, le destin commun qui façonne nos existences à trop la prendre au sérieux et à trop la craindre; la mort est notre destinée, l’unique particularité qui communie chaque être humain. A quoi bon donc se damner à vouloir transformer, remodeler, les instants d’une vie tandis que la seule certitude est que l’aboutissement de ces instants sera leur fin, leur extrémité temporelle.
Vivons l’instant présent sans considération ni du passé ni de l’avenir, carpe diem quam minimum credula postero !

A souvent perdre notre temps, pourtant si précieux, à trop réfléchir sur nos vies, nous oublions de vivre.

Edito du 02/02/2012

2 février 2012

Le printemps arabe…départ des dictateurs et arrivée du diktat religieux, libération du peuple par le peuple et islamisation radicale…il est bien difficile de savoir ce que sera l’avenir dans les pays de ce printemps pourtant si prometteur, nous devons toujours avoir l’espoir que l’autodétermination d’un peuple passe par des moments de doute impliquant des erreurs mais que c’est la liberté qui en sort grandit au terme d’un certain de gestation.
Pouvons nous nous présenter en donneur de leçons? Devons nous mettre en garde pour éviter l’avènement des extrémistes religieux au sein de ces pays nouvellement libérés? Ce sont des questions qui finalement ne nous regardent pas directement, libres et souverains ces pays ont bien le droit à leurs propres égarements, si, bien entendu, ces turbulences ne touchent en rien d’autres pays.
Car l’islamisation radicale se doit de rester dans les frontières des pays musulmans et aucun cas leurs questionnements identitaires et religieux ne doivent s’étendre hors de ces pays, pays souverains certes mais la souveraineté s’arrête aux frontières.

Pour exemple simple et non polémique, construire des mosquée en France est bien entendu nécessaire car chacun des citoyens Français doit pouvoir pratiquer son culte en toute liberté, par contre il ne faut en aucun cas accepter la construction de mosquée financée par des associations prônant des valeurs totalement en désaccord avec notre pacte démocratique et républicain.
Tout autant les groupuscules du type « Forsane Alizza » n’ont pas leur place dans des pays civilisés et démocratiques car ils ne prônent que la violence et la haine. Les cavaliers de la fierté comme ils se font appeler, après quel succès galopent ils? Ils sont apparus médiatiquement tandis qu’ils étaient censés s’opposer à un pasteur Américain voulant brûler le Coran…je ne juge pas l’insulte en elle même car bien entendu brûler n’importe quel livre fait ressurgir en nous nos propres souvenirs d’idées nauséabondes mais quand on voit qu’eux même proposent la mise en place de la charia en France, qu’ils sont des antisémites avérés, qu’ils lapideraient une femme adultère mais qu’ils ne condamnent jamais les viols et les actes violents faites sur les femmes, nous pouvons légitimement les mettre au ban de la nation. La chrétienté a eu ses croisades en son temps, l’inquisition comme exemple de ce que la religiosité extrémiste prône et donne comme spectacle, aujourd’hui l’islam se cherche et nous donne à voir son côté obscur. La lecture des textes sacrés et leur interprétation par des fanatiques, le manque cruel d’esprit critique et de culture des croyants, leur misère réelle et intellectuelle décidée et organisée par les régimes s’étant succédés pendant des décennies, donnent aujourd’hui une pratique et une lecture de la religion perverties par l’Homme.
Aujourd’hui critiquer le fanatisme devient du racisme, alors que c’est dans cette critique, dans cette lutte quotidienne contre les extrêmes arriérés aux idées d’un autre âge, que les religions retrouveront leur place dans nos sociétés. Celle du culte, de la foi et de la vertu, loin de la haine que prônent certains activistes aujourd’hui.

Comme pour les catholiques opposés à la contraception ou à l’IVG, la lutte doit se faire à visage découvert et sans idéologie stupide. En cela que chaque croyant doit apprendre, comprendre et critiquer non pas la religion en elle même mais les hommes par qui elle leur est transmise.

Edito du 01/02/2012

1 février 2012

Mon père a soixante ans aujourd’hui…agecanonix est arrivé,  il est parmi nous et même si sur canne il semble parfois branlant, il pourrait allégrement vous fracasser le crâne avec…Âgé certes mais pas vieux pour autant.

Que le temps passe vite, les années s’égrennent et leurs douces perles constituent le beau collier de nos existences…parfois bigarré, parfois rompu mais toujours réparé et en cela indestructible…et dire qu’il aurait dû nous quitter il y a de cela plus de vingt ans. Années de rab, années cadeau, même la chaîne que je porte à mon cou aura survécu aux années!
Nous pouvons considérer, ma soeur et moi, avoir eu de la chance de partager ces jours, mes petits anges ont un grand père de plus et ma femme un beau père Corse! Tant de choses que nous aurions loupé sans sa présence à nos côtés.

Que pourrais je lui dire pour que ces soixante ans puissent être autre chose qu’un jour de plus à son compteur? Je ne pense pas particulièrement que l’étalage des sentiments soit une méthode adéquate…m’aurait il appris la pudeur?
Je ne pense pas non plus qu’il faille sans cesse proclamer son amour pour que celui-ci soit réel et fort…m’aurait il appris la décence?
Si je devais continuer à lister les choses qu’il m’aurait finalement transmis, je deviendrais ennuyeux à mourir, et pour sûr qu’il me dirait d’arrêter, qu’il sait tout cela et qu’il est bien inutile d’en rajouter!! Je t’écoute parfois, heureusement pas toujours!!

Alors mon cher père, que ta douce folie poursuive sa course folle, que ta vie intérieure continue à faire de toi cet être spécial, que tout le monde croit s’accaparer sans jamais réellement ni te comprendre ni t’atteindre…qu’il puisse encore avoir des années à partager, des vins à boire, des conneries à dire et tout ira bien, et si tout s’arrête demain à quoi bon déjà s’en plaindre, notre passé ayant été celui-là même que nous désirions. Ne nous prenons pas trop au sérieux tout de même, nous sommes exceptionnels certainement que pour nous même, mais devant l’immense intérêt que nous portons à notre prochain et nos semblables, c’est bien suffisant!!!
Ni remord, ni regret, que de l’amour, quelque fois de la tendresse, de l’ivresse, des idées, de l’intelligence et du cul…enfin toutes ces choses qui font la vie d’un homme et d’une femme.

Je suis fier de vous avoir comme père, cher victor, et croyez bien que je ne cesserai de vous faire mentir, de vous faire chier, de vous faire rire, de vous faire pleurer enfin de vous faire vivre…tant que vous en aurez l’envie et le désir bien entendu.
Trinquons à ces années passées et aux années futures!!

Vive nous les fous, les tarés de Piscia…si seulement tout le monde savait être aussi fou que nous le sommes!!

Nous t’embrassons tendrement.

Edito du 31/01/2012

31 janvier 2012

Le bonheur est il accessible? Je voudrais savoir si celui-ci par définition est en nous sans considération extérieure ou si il est assujetti au bon vouloir du contexte dans lequel nous vivons.

Dans la période difficile que nous traversons aujourd’hui, le bonheur nous fuit il? Ou simplement avons nous le temps et l’opportunité réelle de penser à ce dernier, et donc à tout mettre en oeuvre afin d’atteindre cette plénitude vitale?

Prendre le temps est simplement un choix; le choix de ne pas se laisser dicter sa vie et son devenir par une tierce personne.
Ceci reste un concept abstrait car le temps que nous consacrons aux choses nous étant étrangères semble parfois inhérent à notre existence alors que ce sont celles ci précisément qui nous en éloignent.

L’opportunité d’être heureux ne vient pas de ce que le monde extérieur fait de nous mais bien de ce que nous décidons qu’il soit. A trop se laisser porter, barricader, enfermer par ce que nous considérons comme des obligations pour être, nous finissons par ne pas devenir. Or exister c’est bien être, et n’être qu’une pâle représentation de nous même afin de ne pas déborder des cases dans lesquelles nous sommes censés nous fondre, finit par nous faire devenir des êtres vides de tout esprit critique et de tout désir de bonheur vrai.

Feindre que le bonheur passerait nécessairement et exclusivement par nos relations aux autres, par la propriété et l’acquisition est une profonde erreur. En cela qu’il ne sera jamais aussi authentique que ce moment où le fait d’être heureux se manifeste seulement quand on se retourne sur soit, par soit et pour soit, sans égoïsme aucun.

Méritons nous d’être heureux n’est certainement pas une question intéressante à laquelle nous devons nous damner à répondre, la seule qui compte est de savoir pour quelles obscures raisons ne le sommes nous pas?

Il faut donc tout mettre en oeuvre pour détruire les artifices, casser les barricades qui nous empêchent, qui tendent à nous altérer le chemin vers cette étoile pourtant accessible. C’est bien là le seul et unique but que nous nous devons de partager car tout le reste nous en éloigne toujours de ce bonheur que nous chérissons tant.

Les choix politiques de demain ne seront donc pas un moyen par lesquels nous serons heureux.
Je les vois déjà sauter de joie, se congratuler à la proclamation de la victoire de leur chouchou, je les vois déjà pleurer et se lamenter pour être le plus triste à l’annonce de la défaite de leur leader.
La politique qui changerait la vie ou l’ultime mensonge pour trouver une raison extérieure pour ne pas être heureux.

Edito du 30/01/2012

30 janvier 2012

Un Sarko peut en cacher un autre, attention à la remise à niveau…la riposte du chef de l’Etat, orchestrée pour reprendre la main au candidat Hollande et ainsi occuper le terrain a été lancé hier soir.
Il ne pouvait laisser le Hollandais volant accaparer seul la scène médiatique, il se devait de répliquer en se montrant en président toujours à la manoeuvre pour protéger les Français et la France.
Pour se faire, rien ne vaut de nouvelles réformes censées relancer l’économie, favoriser l’emploi et recréer une dynamique de croissance…Après presque cinq années de mandat, nous pouvons légitimement
nous demander pourquoi maintenant? Le chômage ne cesse de progresser depuis sa prise de pouvoir en 2007, ces réformes, si elles sont à tel point salvatrices auraient peut être pû être mise en chantier  auparavant.
Dans les pas de Peggy la teutonne, il donne aux électeurs et aux Français une image difficile à décrypter. Il sera candidat, nous en sommes presque certain mais son intervention manquait de pugnacité, ses propositions peuvent être considérées comme un programme du candidat car la date de mise en oeuvre effective sera après l’élection présidentielle. Alors à quoi bon ne pas se déclarer candidat dès maintenant? Que lui restera t’il à nous présenter lorsqu’il rentrera réellement en campagne si certaines grandes lignes sont déjà tracées aujourd’hui?
Quelles sont alors ces grandes lignes, pour certains un courage politique, pour d’autres un écran de fumée?
La TVA emploi ou sociale va être mise en place, pas avant Octobre, avec une hausse de 1.6 points. Cette hausse servira à financer la protection sociale qui ne pèsera plus exclusivement sur le travail. La baisse du coût du travail étant censée relancer la création d’emploi. Mesure controversée, certains estimant notamment que cette hausse pourrait freiner la croissance, qu’il serait difficile de contrôler les entreprises dans leur redistribution de cette baisse des cotisations et qu’une hausse des prix est possible si les produits manufacturés ne voient pas leur prix hors taxe baissé. Le président nous rassure en prônant que ce nouveau taux serait dans la moyenne Européenne, ce qui est faux car en plus de la TVA, nous avons la CSG qui est prise directement sur les salaires et sur les revenus du capital. Nous nous situerons alors dans la moyenne haute du taux de taxe Européen.
Il est assez drôle de voir la capacité de M. Sarkozy a changé d’avis sur de tels sujets. En effet, en octobre 2011, quand il était interrogé sur celui-ci, il se disait farouchement opposé à cette mesure, expliquant qu’elle pèserait sur la consommation et qu’il serait trop facile et injuste de l’appliquer…quatre mois plus tard, l’injustice laisse place au pragmatisme et au copier-coller Allemand.
Second grand axe, l’abandon des 35 heures, ou plutôt la flexibilité à l’Allemande. La volonté farouche de se mettre à niveau de l’Allemagne peut paraître quelque fois exagérée. L’Allemagne et la France n’ayant en aucune façon la même démographie, le même rapport à l’emploi et un syndicalisme totalement différent. Cette réforme aurait pour ambition de pousser chaque entreprise et leur salarié à négocier le temps de travail et les salaires, cette négociation prenant le pas sur la loi. Le président du « travailler plus pour gagner plus » ressemble plus aujourd’hui à celui du « travailler moins pour préserver l’emploi » ou à celui du « travailler plus, pour gagner autant ». En effet, le poids des syndicats Français dans le domaine privé étant très faible, il est à parier que ces négociations n’iraient que dans un seul sens, celui de l’entreprise et de ses actionnaires.
N’oublions pas en cela, l’exemple de l’usine Continental, les salariés ayant acceptés en 2007 de travailler 40 heures hebdomadaires pour une augmentation de salaire minime, sacrifice n’ayant pas empêché la fermeture de l’usine deux années plus tard. Il existe aussi des exemples où les salariés ont accepté de baisser leur temps de travail et leur salaire afin de préserver leur emploi mais qui ont pu voir que leurs efforts ont bénéficié directement aux actionnaires dont la part de redistribution fut augmentée dès la reprise d’activité au détriment de leurs salaires.
Cette mesure reste surtout intéressante pour l’Etat car la négociation et notamment la baisse du temps de travail remplacera le chômage partiel directement financé par les fonds publics. L’Etat providence part en lambeaux dans le grand jeu du néo libéralisme pragmatique. Une nouvelle fois on nous vend le modèle teuton alors que ceux ci ont expérimenté cette mesure pour lui préférer le chômage partiel aujourd’hui.
Pour finir, ces empilements de mesures paraîssent au final assez incohérentes. En effet, le président qui se voulait le président du pouvoir d’achat et défenseur de la valeur travail via la loi Tepa se retrouve aujourd’hui celui qui la détricote.
Le bouclier fiscal a disparu, les successions sont à nouveau taxées, seule la défiscalisation des heures supplémentaires restent en place même si celle-ci coûte très chère pour un effet plutôt faible et entraînant bons nombres d’équivoques. Notamment le fait que mettre en place cette défiscalisation à entraîner la sanctuarisation des 35 heures maudites…puisque les salariés et les employeurs ont le même intérêt à privilégier le respect rigoureux de la durée du temps de travail hebdomadaire,  les premiers ayant la défiscalisation des heures supplémentaires, les secondes ayant un allégement de charge. Nous retrouvons donc l’Etat dans le paradoxe de celui qui paye à la fois la réduction du temps de travail et la volonté d’en réduire les effets.
Il est donc difficile de se faire une idée précise de la répercussion de ces mesures sur nos vies quotidiennes. Il est difficile de trouver l’intervention du chef de l’Etat mauvaise mais lorsque nous prenons du recul, nous avons beaucoup de mal à la trouver réellement convaincainte.

Il y a par contre une certitude, le caractère impopulaire de ses annonces et les propositions molles du parti socialiste entraîneront certainement une nouvelle percée des discours populistes.

Edito du 28/01/2012

28 janvier 2012

Intérêt général, intérêt commun, intérêt public ou intérêt individuel…ambroglio formaliste de la pensée politique, quelle politique menée quand on est de gauche ou de droite ou à quel intérêt faudrait il vraiment s’intéresser afin que le peuple puisse percevoir cela comme le concernant réellement?
L’intérêt commun serait la somme des intérêts individuels d’une même communauté, il est en cela très difficile à exprimer car chaque individu, y compris d’un même groupe, peut avoir ou exprimer bon nombre d’intérêts différents. L’intérêt de l’un pouvant être un inconvénient pour l’autre, la notion de sincérité dans l’expression de ce « besoin » devient donc cruciale.

La partialité de l’homme quand il s’agit de penser aux biens de tous devant son bien propre devient inéluctablement un frein à la notion d’intérêt commun. L’Homme politique ne peut donc réellement utiliser cette expression dans le but de dessiner son projet politique censé représenter et convenir aux plus grands nombres.
L’intérêt général devient alors la chose à considérer car elle serait par définition au dessus de la somme des intérêts individuels et se voudrait en cela plus légitime. Mais qui formalise cette notion de bien général ou d’intérêt général? Ceux là même qui font la nation car par le biais du général, il est simple de dépasser cela en parlant d’intérêt national. La nation légitimant alors les décisions que les politiques prennent afin de lui donner son sens commun à tous les citoyens.
L’intérêt public est simplement l’intérêt général mais mise en oeuvre dans le cadre du droit de la nation.
Pour finir l’intérêt individuel qui est également une conception politique, a pour but de privilégier l’intérêt d’un individu par rapport à celui du groupe.
Nous voyons aisément à la suite de ces succinctes définitions, qu’il est très difficile de choisir de quel intérêt nous voulons réellement nous occuper.
En cela, les choix des hommes politiques se doivent au préalable de cadrer à une de ses notions. Aujourd’hui nous parlons plus aisément de l’intérêt général car le terme national porte en lui trop de caricatures stupides.
Alors que la nation c’est le peuple et qu’il ne faut pas toujours avoir en mémoire des définitions « à la mode » mais une définition historique.

On comprend aussi aisément combien il est difficile de faire une politique pour tous, car les besoins de chacun sont toujours différents des besoins que l’on globalise afin d’en extraire des directions à donner à la fois à son propos mais également à sa politique générale.
Je ne dirais pas en cela que nous devons cesser d’avoir l’esprit critique face aux propositions diverses et variées de nos représentants mais que nous nous devons toujours de réfléchir à ce que nous ferions nous même.

Edito du 27/01/2012

27 janvier 2012

« On verra ce que vous ferez », antépénultième petite phrase de M. Juppé lancée au candidat François Hollande. Aveu d’une défaite programmée pour le ministre d’Etat ou simple coup d’épée dans l’eau…
Débat de chiffres, débat de piques, débat d’egos et les idées nouvelles remisées au placard. Ne nous embarassons pas de qualificatifs élogieux pour caractériser ce combat de coqs, les Français ont pu voir le manque grossier de recul des deux débatteurs, préférant le bon mot assassin au combat d’idées.
Un bilan actuel à jeter aux ordures, un programme à venir obsolète et vieillot, un candidat pas assez volontariste et un président pas encore candidat et sans programme annoncé;
Des querelles sur les chiffres, de fausses vérités énoncées comme parole d’évangile, le dogmatisme économique comme vertue universelle…réenchantons le rêve Français annonce l’un,  tandis que le second présage d’un cauchemard à venir…
« Il vaut mieux rêver sa vie que la vivre, encore que la vivre, ce soir encore la rêver » nous disait Marcel Proust en son temps.
Cet adage prend pleinement ancrage aujourd’hui, une majeure partie des gens considérant avec une quasi certitude effrayante que la vie de la vie est certainement moins agréable que le rêve de la vie. Le rêve conscient de chacun et non le rêve douceâtre d’une nuit de sommeil. Se faire une idée de sa vie suffit déjà à la rêver, la vie brute comme point de repère ineffable et inaltérable n’existe pas, c’est la représentation dont chacun de nous se fait de sa propre existence qui donne le recul nécessaire pour vivre sa vie.
Notre époque nous offre comme seul recul existentiel, le dégoût des politiques, la crainte de l’avenir, la peur du déclassement social et le rejet de tout ce qui nous semble empiéter sur nos vies. Alors il est facile de considérer que notre vie rêvée est bien loin du rêve nocturne et que l’immédiateté de nos existences forcée par le deuil de l’espérance commune nous laisse penser que les rails sur lesquels se balladent nos devenirs se dirigent vers un précipice collectif.
Les Hommes politiques ne prennent pas la pleine mesure de cette désespérance. La confiance dans l’avenir n’est plus, tant et si bien que c’est la satisfaction présente qui se meure à petit feu.

L’espérance pourtant est simple à susciter…elle naît dès lors qu’un de nos besoins immédiat peut dans l’avenir s’entrevoir comme acquit. Il est bien loin le temps où nous pouvions nous dire que demain serait meilleur et que nos enfants auraient une meilleure vie que nous…l’avenir comme crainte et non plus comme espoir, voilà bien ce que l’homme politique se doit de faire renaître. Ce n’est plus au pragmatisme qu’il faut se vouer mais à la capacité réelle de faire revivre cette espérance collective qui donnera le dynamisme nécessaire à notre société moribonde.

 

Edito du 26/01/2012

26 janvier 2012

Notre Hollandais volant prend soixante engagements pour la France…Il est primordial de les noter sur une feuille de papier, de mettre celle-ci au coffre afin de pouvoir ressortir cette liste dans cinq ans et vérifier la véracité d’aujourd’hui et les mensonges de demain.
Il faudra le faire pour tous les candidats car nous pouvons compter sur les dérives de leurs promesses et sur leur amnésie générale quand nous leur demanderons des comptes. Soyons tous des anonymes en politique, soyons légion, ne pardonnons rien et n’oublions pas…arrêtons d’être ces moutons naïfs qui suivent sans sourciller. C’est dans notre engagement à ne plus être traîté comme des idiots que viendra une prise de conscience publique.
Alors ces soixantes engagements…quels sont ils?
Relance de la production, de l’emploi et de la croissance par le biais d’un banque publique d’investissement, d’un livret d’épargne industrielle, et par divers leviers statutaires et économiques. Il prévoit de réduire le déficit public à 3% du PIB à fin 2017, tout en favorisant la croissance et sans nouvelles olitiques d’austérité…l’équation sera très difficile à équilibrer.
La réforme fiscale sera engagée avec une fusion de l’impôt sur le revenu et la CSG, une nouvelle tranche pour les hauts revenus, le rabotage des niches fiscales, rabotage de l’abattement sur les successions, relèvement de l’impôt sur la fortune et augmentation de l’allocation rentrée scolaire.
Comme toujours des annonces à la fois électoralistes et pour pouvoir se dire de gauche, la droite faisant  de même de son côté…UMP et PS, de vieux partis qui essayent tant bien que mal de caresser leur électorat sans finalement parvenir à raviver la flamme politique.
Confirmation de la création des soixante milles postes supplémentaires dans l’Education, allocation d’études et de formation sous conditions de ressources, des réformes où certainement les classes moyennes seront les laissers pour compte. La gauche veut comme à son habitude choyer les pauvres, les immigrés pour avoir la conscience tranquille, la droite veut préserver son électorat de favorisés, riches et vieillissant…Pour les classes moyennes, rien de nouveau, il faudra payer les réformes, économiser sur leurs dos et surtout ne rien leur donner pour qu’ils crèvent la gueule ouverte quand l’Etat aura  fini de les saigner.
Devons nous craindre ce programme, qu’avons nous à espérer de lui?
Il est difficile de savoir quelles choses seront réellement faites, quelles mesures verront vraiment le jour, quelles engagements seront finalement tenus.
L’Histoire nous enseigne que la majeure partie des programmes électoraux ne sont jamais suivi des faits alors ne rêvons pas ou ne cauchemardons pas non plus…les étrangers auront peut être le droit de vote dans les élections locales, les homos pourront peut être se marrier et adopter des enfants…ou rien de tout cela…l’élection gagnée, il y aura toujours de très bonnes raisons pour remettre à plus tard les choses qui finalement ne servent à rien…
Mais restons sur nos gardes, apprenons à ouvrir les yeux et surtout partageons le slogan des Anonymous car c’est dans la révolution sereine et douce que notre avenir sera.
We are legion. We do not forgive. We do not forget. expect us.

Edito du 23/01/2012

23 janvier 2012

La gauche molle passe la surmultipliée nous annoncent en concert les éditorialistes de gauche comme de droite…l’érection du père Hollande se devait de débuter en ce dimanche au Bourget pour finir en jouissance paroxystique le 22 Avril prochain, campagne sous Viagra à venir pour maintenir la flamme. Mais doit on vraiment considérer ce discours, cette mise en route des grandes manoeuvres, comme  un acte fondateur de la nouvelle espérance de gauche?
Il se devait notamment d’en finir avec le flou et de donner les grands axes de sa future politique et surtout de se vêtir du costume d’un président de la République cohérent et légitime. Son programme ne sera dévoilé que Jeudi mais il a tout de même dû s’employer à déjà en dessiner les contours afin à la fois de rassurer son électorat mais aussi tenter de séduire un électorat populaire et ouvrier enclin à voter  Marine Le Pen ou Mélenchon.
Dans cette optique, il attaque la finance avec un discours très gauchiste, désignant le monde de la finance comme son principal ennemi, celui là même qui pris le contrôle de l’économie. Rien de nouveau sous le soleil, proposition de loi pour séparer les activités de crédit et d’investissement aux seins des banques, interdiction pour les banques Françaises d’établir des filiales dans des paradis fiscaux et interdiction de certain produits financiers jugés toxiques. Un nouvel interventionisme de l’Etat sur l’économie mais est ce raisonnable de mettre des interdictions franco françaises si rien n’est fait au niveau Européen, le décalage de compétitivité bancaire ne s’en verrait il pas à nouveau accru?
Son ambition de renégocier l’accord Européen de Décembre dernier ainsi que de remettre sur la table des négociations l’émission des euro-obligations pour mutualiser les dettes souveraines, part certainement d’un bon sentiment, mais la chancelière Allemande Peggy la teutonne attend elle François le Français pour changer sa manière très germanique de voir les choses? Va t’elle plus offrir sa croupe à un Hollande sous viagra plutôt qu’à un Sarko sur ligne blanche…? Rien n’est moins sûr.

De plus qu’est donc la stature du Hollandais volant sur les scènes Européennes et mondiales?
Il poursuit sur la réindustrialisation de notre beau pays en favorisant les PME via une banque publique d’investissement mais aussi via la mobilisation de l’épargne. Voilà des décennies que le tissu industriel Français est détricoté, il serait fort surprenant qu’il ne faille que quelques années pour redonner vie à un cadavre.
Second grand thème: la dette publique. Cheval de bataille de tous les candidats, cheval de troie aussi, car l’écueil ne se trouve jamais loin. Pour le socialiste, il faut continuer de limer les niches fiscales, supprimer certaines mesures du gouvernement actuel, rajouter une tranche dans le calcul des impôts pour les plus riches et enfin revenir à la retraite à 60 ans pour ceux qui auront côtiser 41 annuitées. Petite mascarade car devant l’allongement des études, les carrières faites de plusieurs passages par la case chômage et les difficultés actuelles du marché du travail, la majeure partie des gens n’auront pas ces fameuses 41 années de cotisation à leur soixantes printemps.
Enfin pour finir de tracer les grandes lignes de son projet pour la France, le candidat Hollande s’est lancé dans la fameuse rhétorique socialiste du « vivre ensemble », de la démocratie pour tous et de la république retrouvée.
Laïcité inscrite dans la constitution, introduction d’une part de proportionnelle dans l’Assemblée, chasse à la corruption tous azimuts (en oubliant que durant sa présidence du parti, les affaires ne se sont pas arrêtées pour autant), parité homme femme etc. etc…des pistes mais sans objectifs réels pour le moment.
Attendons donc de voir le programme afin de mieux pouvoir en débattre.
Comme sur la santé, le logement, la sécurité, l’immigration, l’international, la culture, l’éducation et l’enseignement supérieur, il va falloir encore patienter pour réellement voir l’ampleur des nouveautées Hollandaises.
Il est donc entré en campagne comme on rentre sur un champs de bataille, préférant déjà montrer les armes avant de montrer clairement les idées finales.

Pouvons nous considérer que tout ceci est mauvais, certainement pas…mais nous ne pouvons non plus considérer que tout ceci est bon.

Edito du 21/01/2012

21 janvier 2012

Dix sept morts, quelques dizaines de milliers d’euros de dommages et intérêts distribués aux familles…ou comment subir la perte d’un ou plusieurs êtres chers et être considéré en plus comme un moins que rien.
Le marché du sommeil a toujours été l’exploitation de la misère humaine, le profit facile, le vol de l’Etat, la course aux subventions publiques et cette décision de justice conforte les peu scrupuleux à ne pas gagner en respectabilité…

A quoi bon investir pour rendre ces taudis plus respectueux de la condition humaine, les personnes aux bans de la société, aux bans du système, auront toujours besoin de coucher leurs enfants au chaud. La vétusté entraînant la dangerosité d’un immeuble à loyer immodéré n’est pas une condition nécessaire et suffisante à engager des travaux…A deux milles euros mensuel en moyenne pour une cage à poule, les marchands de sommeil n’ont que faire du danger et de la mort…

L’argent engrangé durant des années par ces vampires servira à créer un nouveau lieu d’entassement collectif, les fosses communes vivantes de notre siècle, quand son premier hôtel aura pris feu avec ou sans ses occupants…l’humain ne rentre pas dans la balance ou dans le calcul, la chair humaine comme accélérateur du feu criminel et anonyme.
Avis aux pyromanes, aux profiteurs de la misère humaine, aux associations aveugles et aux pouvoirs publics complices, réjouissez vous car à moins de deux milles euros la mise à mort, toute cette horreur en chaîne à de beaux jours devant elle.

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