Edito du 11/02/2012

Le chemin de la religiosité

Faut il considérer aujourd’hui l’Islam comme un ennemi de la République, de toute les républiques aussi bien Occidentales qu’orientales?
C’est en substance ce que tend à nous laisser penser les dernières prises de position de certains élus UMP, et même le virage droitier de Nicolas Sarkozy démontre que ce sujet sera une des préoccupations importantes du président sortant.
Alors pour quelles raison ce sujet revient il au devant de la scène? Pour quelles raisons la stigmatisation en priorité des musulmans peut apparaître comme une offensive remarquée par l’électorat Français?

Les événements du printemps Arabe avec l’arrivée des Islamistes « modérés » ou non au pouvoir ont suscité une défiance des pays occidentaux et surtout des peuples Européens, craignant une hémorragie et une homogénéisation des idées religieuses avec en spectre les idées préconçues sur la charia et sur les valeurs à priori éloignées de celles des civilisations Européennes.
L’islamisation des pays nouvellement libérés vient également du fait que durant les années où les régimes dictatoriaux étaient en place, seuls les islamistes modérés et extrémistes étaient présents pour aider et soutenir le peuple dans sa désespérance et sa pauvreté. Il est bien connu que c’est dans le dénuement que le peuple est toujours plus sensible aux appels du sacré et qu’il est enclin à être plus modelable religieusement.
Les religions étant transmises aux croyants par le biais des Imams, prêtres ou rabbin, ce sont ces voix qui doivent être irréprochables et non la religion elle même. Il est clair que la présence de représentants de la foi véhiculant des idées néfastes à la démocratie et des préceptes louant l’iniquité doit être contrôlé afin d’éviter la dispersion de ces idées au sein de nos communautés de croyants.

Est il déjà trop tard pour manifester cet intérêt, peut être, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Laisser un commentaire