Edito du 28/01/2012

Intérêt général, intérêt commun, intérêt public ou intérêt individuel…ambroglio formaliste de la pensée politique, quelle politique menée quand on est de gauche ou de droite ou à quel intérêt faudrait il vraiment s’intéresser afin que le peuple puisse percevoir cela comme le concernant réellement?
L’intérêt commun serait la somme des intérêts individuels d’une même communauté, il est en cela très difficile à exprimer car chaque individu, y compris d’un même groupe, peut avoir ou exprimer bon nombre d’intérêts différents. L’intérêt de l’un pouvant être un inconvénient pour l’autre, la notion de sincérité dans l’expression de ce « besoin » devient donc cruciale.

La partialité de l’homme quand il s’agit de penser aux biens de tous devant son bien propre devient inéluctablement un frein à la notion d’intérêt commun. L’Homme politique ne peut donc réellement utiliser cette expression dans le but de dessiner son projet politique censé représenter et convenir aux plus grands nombres.
L’intérêt général devient alors la chose à considérer car elle serait par définition au dessus de la somme des intérêts individuels et se voudrait en cela plus légitime. Mais qui formalise cette notion de bien général ou d’intérêt général? Ceux là même qui font la nation car par le biais du général, il est simple de dépasser cela en parlant d’intérêt national. La nation légitimant alors les décisions que les politiques prennent afin de lui donner son sens commun à tous les citoyens.
L’intérêt public est simplement l’intérêt général mais mise en oeuvre dans le cadre du droit de la nation.
Pour finir l’intérêt individuel qui est également une conception politique, a pour but de privilégier l’intérêt d’un individu par rapport à celui du groupe.
Nous voyons aisément à la suite de ces succinctes définitions, qu’il est très difficile de choisir de quel intérêt nous voulons réellement nous occuper.
En cela, les choix des hommes politiques se doivent au préalable de cadrer à une de ses notions. Aujourd’hui nous parlons plus aisément de l’intérêt général car le terme national porte en lui trop de caricatures stupides.
Alors que la nation c’est le peuple et qu’il ne faut pas toujours avoir en mémoire des définitions « à la mode » mais une définition historique.

On comprend aussi aisément combien il est difficile de faire une politique pour tous, car les besoins de chacun sont toujours différents des besoins que l’on globalise afin d’en extraire des directions à donner à la fois à son propos mais également à sa politique générale.
Je ne dirais pas en cela que nous devons cesser d’avoir l’esprit critique face aux propositions diverses et variées de nos représentants mais que nous nous devons toujours de réfléchir à ce que nous ferions nous même.

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