Edito du 23/01/2012

La gauche molle passe la surmultipliée nous annoncent en concert les éditorialistes de gauche comme de droite…l’érection du père Hollande se devait de débuter en ce dimanche au Bourget pour finir en jouissance paroxystique le 22 Avril prochain, campagne sous Viagra à venir pour maintenir la flamme. Mais doit on vraiment considérer ce discours, cette mise en route des grandes manoeuvres, comme  un acte fondateur de la nouvelle espérance de gauche?
Il se devait notamment d’en finir avec le flou et de donner les grands axes de sa future politique et surtout de se vêtir du costume d’un président de la République cohérent et légitime. Son programme ne sera dévoilé que Jeudi mais il a tout de même dû s’employer à déjà en dessiner les contours afin à la fois de rassurer son électorat mais aussi tenter de séduire un électorat populaire et ouvrier enclin à voter  Marine Le Pen ou Mélenchon.
Dans cette optique, il attaque la finance avec un discours très gauchiste, désignant le monde de la finance comme son principal ennemi, celui là même qui pris le contrôle de l’économie. Rien de nouveau sous le soleil, proposition de loi pour séparer les activités de crédit et d’investissement aux seins des banques, interdiction pour les banques Françaises d’établir des filiales dans des paradis fiscaux et interdiction de certain produits financiers jugés toxiques. Un nouvel interventionisme de l’Etat sur l’économie mais est ce raisonnable de mettre des interdictions franco françaises si rien n’est fait au niveau Européen, le décalage de compétitivité bancaire ne s’en verrait il pas à nouveau accru?
Son ambition de renégocier l’accord Européen de Décembre dernier ainsi que de remettre sur la table des négociations l’émission des euro-obligations pour mutualiser les dettes souveraines, part certainement d’un bon sentiment, mais la chancelière Allemande Peggy la teutonne attend elle François le Français pour changer sa manière très germanique de voir les choses? Va t’elle plus offrir sa croupe à un Hollande sous viagra plutôt qu’à un Sarko sur ligne blanche…? Rien n’est moins sûr.

De plus qu’est donc la stature du Hollandais volant sur les scènes Européennes et mondiales?
Il poursuit sur la réindustrialisation de notre beau pays en favorisant les PME via une banque publique d’investissement mais aussi via la mobilisation de l’épargne. Voilà des décennies que le tissu industriel Français est détricoté, il serait fort surprenant qu’il ne faille que quelques années pour redonner vie à un cadavre.
Second grand thème: la dette publique. Cheval de bataille de tous les candidats, cheval de troie aussi, car l’écueil ne se trouve jamais loin. Pour le socialiste, il faut continuer de limer les niches fiscales, supprimer certaines mesures du gouvernement actuel, rajouter une tranche dans le calcul des impôts pour les plus riches et enfin revenir à la retraite à 60 ans pour ceux qui auront côtiser 41 annuitées. Petite mascarade car devant l’allongement des études, les carrières faites de plusieurs passages par la case chômage et les difficultés actuelles du marché du travail, la majeure partie des gens n’auront pas ces fameuses 41 années de cotisation à leur soixantes printemps.
Enfin pour finir de tracer les grandes lignes de son projet pour la France, le candidat Hollande s’est lancé dans la fameuse rhétorique socialiste du « vivre ensemble », de la démocratie pour tous et de la république retrouvée.
Laïcité inscrite dans la constitution, introduction d’une part de proportionnelle dans l’Assemblée, chasse à la corruption tous azimuts (en oubliant que durant sa présidence du parti, les affaires ne se sont pas arrêtées pour autant), parité homme femme etc. etc…des pistes mais sans objectifs réels pour le moment.
Attendons donc de voir le programme afin de mieux pouvoir en débattre.
Comme sur la santé, le logement, la sécurité, l’immigration, l’international, la culture, l’éducation et l’enseignement supérieur, il va falloir encore patienter pour réellement voir l’ampleur des nouveautées Hollandaises.
Il est donc entré en campagne comme on rentre sur un champs de bataille, préférant déjà montrer les armes avant de montrer clairement les idées finales.

Pouvons nous considérer que tout ceci est mauvais, certainement pas…mais nous ne pouvons non plus considérer que tout ceci est bon.

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