Edito du 21/01/2012

Dix sept morts, quelques dizaines de milliers d’euros de dommages et intérêts distribués aux familles…ou comment subir la perte d’un ou plusieurs êtres chers et être considéré en plus comme un moins que rien.
Le marché du sommeil a toujours été l’exploitation de la misère humaine, le profit facile, le vol de l’Etat, la course aux subventions publiques et cette décision de justice conforte les peu scrupuleux à ne pas gagner en respectabilité…

A quoi bon investir pour rendre ces taudis plus respectueux de la condition humaine, les personnes aux bans de la société, aux bans du système, auront toujours besoin de coucher leurs enfants au chaud. La vétusté entraînant la dangerosité d’un immeuble à loyer immodéré n’est pas une condition nécessaire et suffisante à engager des travaux…A deux milles euros mensuel en moyenne pour une cage à poule, les marchands de sommeil n’ont que faire du danger et de la mort…

L’argent engrangé durant des années par ces vampires servira à créer un nouveau lieu d’entassement collectif, les fosses communes vivantes de notre siècle, quand son premier hôtel aura pris feu avec ou sans ses occupants…l’humain ne rentre pas dans la balance ou dans le calcul, la chair humaine comme accélérateur du feu criminel et anonyme.
Avis aux pyromanes, aux profiteurs de la misère humaine, aux associations aveugles et aux pouvoirs publics complices, réjouissez vous car à moins de deux milles euros la mise à mort, toute cette horreur en chaîne à de beaux jours devant elle.

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