Edito du 13/01/2012

Marine grimpe dans les sondages, Mélenchon fait lui aussi une percée, les candidats des partis de gouvernement stagnent ou ont tendance à perdre des intentions de vote.
Comment expliquer cet état de fait qui prouve que les extrèmes qu’ils soient de gauche ou de droite continuent leur enracinement au sein de l’électorat Français?
La réponse est simple, ce sont les seuls partis à battre la campagne, à enrôler des syndicalistes, à parler aux ouvriers et aux agriculteurs et à tous ceux qui se sentent laisser pour compte des grandes familles politiques.
Ce sont également les seuls à oser parler de leurs programmes, de leurs idées, de leurs chiffrages, sans langue de bois, sans communication politique trop appuyée. Ils sont pour les débats médiatiques car ils ont bien compris que leur visibilité passera nécessairement par le biais de ce type d’émissions télévisées ou radiophoniques;

Fermement campés dans leur botte, ils ne craignent ni les critiques ni les problèmes électoralistes, leurs bassins d’électeurs étant déjà formés et totalement convaincus par leurs idées.
Bonnes ou mauvaises, nous ne pouvons pas nier que ce sont les seules idées sortant du conformisme étatique Européen lénifiant et erratique dont les grands partis s’inspire. Tandis que le parti socialiste n’a toujours pas présenté son programme et que la stratégie de l’UMP est d’additionner les nouvelles réformes faites dans la hâte dans le seul but d’occuper à la fois le terrain mais également d’obliger l’opposition à se positionner face à celles-ci et ainsi gagner du temps en se rapprochant inexorablement de la date du premier tour sans avoir à parler de son bilan.
Il faut néanmoins atténuer ces percées en considérant que la moitié des personnes sondées n’ont pas définitivement arrêter leur choix et peuvent donc changer d’avis…mais devant l’immobilisme, la vacuité du parti socialiste, la frénésie retrouvée et l’incohérence de l’UMP, il ne serait pas surprenant de voir l’électorat se retourner massivement vers ces partis dits « extrémistes » mais qui ont la qualité de ne pas retourner leur veste selon les vents électoralistes et de ne pas s’être encore corrompus à l’exercice du pouvoir.
Il est clair que beaucoup d’électeurs pensent que dans le monde politique professionnel, bon nombre d’hommes et de femmes en sus d’être rompus à l’exercice du pouvoir en sont souvent devenus corrompus.

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