Edito du 11/01/2012

Jeanne la pucelle, jeanne la pure, jeanne la France.
Comment se revendiquer attaché à notre beau pays? S’identifier aux mythes, aux héros, aux différents destins de nos illustres aïeux, suffit à raviver la flamme nationale; l’identité Française n’est jamais loin mais qu’est elle réellement aujourd’hui cette fameuse marque de similitude entre les citoyens de l’hexagone?
La question n’est pas simple et présuppose de ne pas cataloguer les Français en préambule mais bien de déterminer en amont ce qui nous distingue des autres et mettre en avant ces différences qui nous font être Français.
La culture française est tout d’abord riche de ses diversités, diversités régionales tout d’abord, des emprunts fait aux autres peuples ensuite. La langue Française est également d’une première importance à la fois pour le rayonnement de la nation mais également pour l’homogénéité qu’elle induit entre les citoyens.
Se revendiquer de Jeanne, c’est se revendiquer Français en s’appropriant l’image du mythe. A l’heure où les extrèmes lorgnent vers le pouvoir, il s’agit surtout de communiquer sur le fait que les partis dit de gouvernement ont également une part de nationalisme en eux, espérant ainsi draguer ces électeurs tentés par le vote frontiste.
Mais se souvenir par opportunisme n’est pas toujours une bonne façon de commémorer la mémoire car cela signifie surtout que s’identifier aux valeurs de la France ne sert qu’en de rares occasions et ne demande pas un intérêt constant. Alors qu’être Français se sont des droits et des devoirs et que le devoir du souvenir et celui de mémoire n’est pas chose vaine mais une façon de ne pas se retrouver tous au perron de l’histoire.
Cette même histoire que les manuels scolaires tendent à limiter à la partie congrue, préférant rajouter des pans de l’histoire des pays à forte immigration en retirant une partie de la notre. L’histoire personnelle ou l’histoire d’une partie de la communauté Française y compris celle régionale n’est pas l’histoire de France, même si demain les étrangers nouvellement intégrés auront tendance à l’écrire, le passé doit rester celui qui communie les citoyens sous une même bannière.
L’histoire ne doit en aucun distinguer l’un ou l’autre mais seulement rassembler le peuple en une entité forte, solide et fière de ses héros passés.

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