Edito du 07/01/2012

L’Europe par ci, l’Europe par là…va t’elle exploser, imploser?

Pendant des semaines nous avons vécu avec l’agonie probable de notre vieille Europe en seule préoccupation, de plans de sauvetage en réunions de la dernière chance, un capharnaüm politico médiatique qui nous a fait peur à dessein, qui nous fait accepter tout et son contraire; Pour sauver l’Europe qui nous protège, acceptons que les Etats s’engluent dans l’austérité, dans le marasme économique. Serons nous sauvés, rien n’est moins sûr, l’austérité entraînant mécaniquement un ralentissement de la croissance, sans croissance pas de reprise économique et sans reprise économique pas d’emploi créé…Cercle vicieux contre cercle vertueux, belles paroles contre réalité financière, les politiques se meurent… Les Mario Monti, Draghi et consorts débarquent et leurs passés nauséabonds s’évaporent…ancien conseiller international de Goldman sachs, Monti a participé au démantèlement de Lehman Brothers, Draghi qui lui a aidé à maquiller les comptes Grecs…aujourd’hui président du conseil Italien pour l’un et directeur de la BCE pour l’autre, des technocrates peu scrupuleux prenant la place des politiques et nous ne savons que les congratuler pour leur réussite à venir. Serions nous devenus amnésiques? La schizophrénie des marchés entâcherait elle la bonne marche des politiques?

Les agences de notation comme nouveaux prédicateurs et les résultats économiques comme nouvel évangile, les états s’évertuent à bien mourir ensemble.
L’Europe est bientôt morte, à bas la morte…
A ce jour, plus de son, plus d’image, à croire que tous les maux ont été soigné, que les cataplasmes politiques suffisent à faire maintenir la vieille Dame sur ses frêles fondations. Les états membres ne doivent pourtant pas compter sur la banque centrale pour dégager de la monnaie, celle-ci préférant prêter aux banques qui elles mêmes prêteront aux états si tant est que ceux-ci soient solvables et à grand renfort de taux prohibitifs selon les judicieux barèmes du fameux AAA…Comme pour une bonne andouillette, le triple A confère à son propriétaire le droit au siège de bon élève…malheureusement pour nous  même au pays de la cuisine et du bon goût, nous finirons malgré nous en mauvaise andouille de bas étalage.

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